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Texte libre

Bon, j'espere que tout le monde a pris ses bonnes resolutions  !! en tout cas, moi c'est fait... mais si je sens que mon estime perso va serieusement baisser qd je vais me rendre compte a quel point je suis incapable de les repsecter !!

Sinon, bienvenue à vous ! Ce blog va peut-être vous paraître bizarre... Mais en fait, j'aimerai juste montrer aux gens comment sortir d'une petite déprim en tournant sa vie en ridicule. Donc voilà, ma très très lointaine vie qui m'a aidée à aller mieux !

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Welcome les gens !

Merci de venir, en espérant que ça vous plaise ! En fait, j'ai rien à dire... Too bad ! Ah si, cliquez ici : http://www.aquaplastics.org/ 

Et maintenant, ouverture officielle d'un super CLUB BRIDGET !

En fait, j'ai un autre truc à dire ! Sur ce blog, il y a ma vie (passionnante, pleine d'amour(comprenez sexe), d'amitié(comprenez ragots et choses méchantes sur tout le monde), de séries tv (américaines-qui-vous-rendent-gentils) et il y a aussi un petit délire, que j'ai appelé "Moi en quelque sorte et compagnie". Comment vous l'expliquer ? Hum, c'est bête (comme moi) et c'est ma vie, mais ma vie version A-D-I : AutoDérision Intrasèque. Selon l'ami NiC, c'est comme ça qu'on dit à Bruxelles !

Partie1, Partie2, Partie3, Partie4, Partie5, Partie6, et Partie7.

Ainsi que deux supers reportages sur l'héroïne :Anya et la cuisine et Anya vous dit au revoir.

 

Bonne visite !

Jeudi 23 décembre 2004

Etant donnée la situation DESESPEREE dans laquelle elle se trouve, plus qu’une seule alternative : l’appel au joker ! « C’est votre dernier mot ? Bien, nous allons appeler Artémis.  C’est votre meilleure amie, si je suis bien renseigné ?

-         Oui Jean-Pierre ».

 

Artémis, car tel était son nom, habitait à Nice... Nice… Nice, là où la chaleur règnait, où les beaux garçons (les moches aussi…) au torse bronzé et musclé abondaient, où les idiotes au QI avoisinant celui d’une truie exhibaient leur poitrine sûrement refaite et où il y avait Baptiste. Surnommé Baptman, il était le frère d’Artémis. Ce Baptman a deux ans de moins que nos deux névrosées et il incarne le fantasme vivant d’Anya. Question intellect et amitié seulement. « Il ne pouvait pas être beau en plus de tout ça, ce ne serait pas logique. »

 

         Admirez la joie indescriptible que provoque une simple discussion entre deux meilleures amies au « tipi » (comprenez téléphone portable, pour les non-initiés), comme dirait Benjamin Castaldi présentant son émission qui montre des illettrés dans un loft, dont Anya était fan, soyez indulgents, tout le monde a ses défauts… Après un quart d’heure de rires de hyènes, Artémis a à présent la lourde tâche de consoler Anya, qui pendant vingt-sept minutes raconte sa terrible histoire, sans remords, sans laisser la personne à l’autre bout du fil en placer une. après tout, c’était son boulot de best friend, merde !

 

        Lorsqu’elle put enfin parler d’elle, Artétmis annonça d’une voix qui se voulait sûrement humble et détachée qu’il y avait sept gars qui voulaient sortir avec elle. Elle parla ensuite de toutes ces filles supers qui la considéraient comme leur meilleure amie. Sans oublier Mentol, le beau tunisien qui attendait la fin du Ramadan pour déclarer sa flamme à notre nouvelle déesse de l’amour. Anya, de son côté constata que ses conquêtes amoureuses se résumaient en un mot : QUEDALLE ! Elle qui avait l’habitude d’être flattée, courtisée et appréciée surtout par la gent masculine de son collège, se retrouvait simple anonyme parmi une foule de lycéens.

Elle était aussi habituée à l’admiration continuelle de sa meilleure amie ou sa moitié, comme elles aimaient s’appeler mutuellement. Artémis, la rejetée, l’effacée avait l’honneur d’être la confidente de la très populaire et extravertie Anya. Et voilà un beau renversement de situation. Anya se retrouvait donc à écouter Artémis la complexée raconter sa nouvelle vie fabuleuse, mais aussi ses problèmes, toujours aussi chiants.

Tout à coup, Anya pensa tout ce mal de sa meilleure amie, jalouse. Mais cette dernière raconta une anecdote à propos de Mister-le-beau-Mentol qui lui fit retrouver en elle ce qui lui plaisait le plus : son hilarante maladresse et toute sa haine fut oubliée, enfin…

 

« Faut que j’te raconte ! Bon, on était à une expo avec la classe. Et donc, il y avait un panneau au centre de la pièce. Je le regardais tranquille et tout à coup ; je sens un truc sur ma godasse. Alors je baisse les yeux et je vois une main qui repart de l’autre côté, derrière le panneau. Y avait un cœur sur ma chaussure ! Bon, tu vois, j’essaye de l’enlever. Mais ça partait pas ! Après, je vois Mentol qui arrive vers moi ! Je commence à stresser grave ! J’me retourne vite fait, en une nano-seconde, je dégaine mon miroir de pocket et je vérifie coiffure, maquillage, crottes de nez. Et hop, avec le plus grand sourire je lui fais face, telle Bridget Jones au regard pervers. Il garde son expression super cooooool et au fur à mesure qu’il avance, il jette de plus en plus de coups d’œil à ma godasse où y avait le petit cœur. Je commence à cacher ce pied derrière l’autre mollet, enfin tu vois quoi. Et puis il me sort :

« Tiens, tu l’as pas effacée mon petit cœur ? »

- Alors, t’as répondu quoi ?

Bon, je lui sors :

« Bah en fait ça part pas c’est pour ça… »

Franchement ça l’a un peu blasé quand même ! Mais n’empêche que ça lui a pas empêché de me mettre la main sur l’épaule et de me dire :

« Après Ramadan, j’aurais quelque chose à te dire ». Et il se casse. J’étais blasée quand même ! A cause de ce Ramadan… Putain ! Trop blasée !

- Oh… Mais t’as rien répondu, alors… T’aurais pu faire un peu plus romantique quand même !

- Ouais, mais tu me connais, j’ai pas trop confiance en moi, j’ai pas osé… Mais tu sais, je crois que les Musulmans sont plus romantiques que les Français, ils ont beaucoup plus romantiques…

- Tu parles ! Faire un cœur sur une basket, c’est du romantisme de maternelle !

- Ouais, mais ça veut peut-être dire qu’il a une âme artistique et sensible…

- Parce qu’il a fait un cœur sur la chaussure de l’élue de son cœur ? Bah, oui, bien sûr et dans deux semaines, il se fait tatouer ton prénom sur la fesse gauche ? Non, franchement, tu l’idéalises trop ! »

 

        Ainsi continua la conversation, Artémis racontait ses exploits, tandis qu’Anya s’empressait de la casser, de la broyer, de la démolir, de l’écraser….

        Après tout, pourquoi aurait-elle droit au bonheur, à l’épanouissement alors qu’elle était contrainte aux (fausses) tentatives de suicide dans le simple but d’attirer l’attention ? Non, la vie était trop injuste. Elle fut saisie de très bruyants sanglots, dans le but que vous aurez sûrement deviné. Et cela réussit.

Par Mariiiiiiie - Publié dans : Moi (en quelque sorte) et compagnie
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Mercredi 22 décembre 2004

Elle réussit à s’arracher un sourire, un peu forcé quand même, lorsque la phrase d’une adepte de Reiki prononçait sans cesse, comme pour se donner du courage et affronter les obstacles de la vie… Oui, donc je disais, cette fameuse phrase : « il n’y a que les pensées positives qui ont des conséquences positives. En revanche, les pensées négatives sont la source de nos malheurs. Les pensées montent au ciel, nous sommes en constante connexion avec les êtres du ciel… (délire mystique […….] délire mystique […..]). Ce ciel est comme un miroir, il nous renvoie ce qu’il reçoit. Il un peu comme un père, nous envoyant des occasions d’apprendre, il est le père nourricier des êtres ! » Non, le Reiki n’est pas une secte.

        Anya essaya ensuite l’auto-persuasion. Cette technique consistait à s’admirer dans un miroir en s’étonnant de trouver cette personne dans le reflet plus belle chaque jour, complimentant son humour décapant et son intelligence brillante.

        En ce douloureux instant de solitude, elle ne savait pas vraiment quelle partie d’elle laisser s’exprimer. Devait-elle, pour se réconforter, se dire : « c’est à cause de l’un de ces êtres égoïstes, machistes, cons et obsédés que tu te mets dans ces états-là ? Mais t’inquiète poupée, ne tardera pas le jour où tu prendras ta vengeance ! Tu verras, avec les filles, c’est tellement plus facile… » ? Ou bien : « Mais c’est tellement dur l’amour ! Ca fait au moins dix minutes que j’y réfléchis et vraiment, je confirme, c’est dur et ça fait mal… Peut-être devrais-tu courir au magasin le plus proche te réapprovisionner en fond de teint liquide, puis en stick (pour si jamais tu craques en société) sans oublier le bâton correcteur ! Je vais te préparer en méga-urgence des glaçons pour faire dégonfler tes jolis yeux, couleur… Oh ! Mais de quelle couleur sont-ils déjà ? Tiens, ils sont aussi bleus que ta lampe Ikéa ! (ajoutez à cela des gloussements qui vous donnent des envies meurtrières) ? Ou encore : « n’oublie jamais que seules les pensées positives ont des résultats positifs ! T’es la meilleure ! Tu en trouvera d’autres, belle comme t’es ! » ? Ou : «  C’est la vie… Une longue succession de joie, de tristesse… On ne peut rien y faire… Sauf attendre que le Destin décide de faire tourner la roue de la fatalit酠» ,

        Bien, qu’en pensez-vous ? Même si la belle Anya aux yeux d’un bleu Ikéa et au teint parfaitement unifié ("bah quoi, c’est déjà ça…") n’utiliserait pas ces termes, elle a le choix entre : la féministe qui en veut un peu trop aux hommes, la superficielle qui plaît tant aux garçons juste parce qu’elle est incapable d’aligner plus de cinq mots ayant un sens (désolée, mais je crois que la féministe commence à déteindre sur moi, impartiale conteuse de cette histoire digne des tragédies de la Grèce Antique). Où en étions-nous déjà ? Ah oui, il nous reste la positive à l’ego démesuré et la fataliste passive peut-être même à tendance suicidaire, voire auto-destructrice. « Bah ouais, quoi, le temps que le Destin se décide, autant s’occuper à faire quelque chose ! »  Merci du commentaire, Anya.

Par Mariiiiiiie - Publié dans : Moi (en quelque sorte) et compagnie
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Mercredi 22 décembre 2004

 

Anya Duran était assise seule, dans sa chambre d’adolescente à la mode. Son téléphone portable encore à la main, elle réfléchissait à a conversation qui venait d’avoir lieu.

 

Blanche, sa nouvelle copine du lycée, lui avait à l'instant annoncer la terrible nouvelle : Maxence, l’homme de sa vie, son futur mari et père de ses futurs enfants, avait déclaré à la très sociable et amie de tous, Blanche, que ses petits câlins avec Anya se limitaient à une simple distraction. Blanche avait en fait parler à Maxence de la situation trop équivoque qu’il entretenait avec Anya. Elle lui reprocha de jouer avec elle et essaya de lui faire comprendre que ce serait plus intéressant pour lui de plaquer sa copine, pour se consacrer entièrement à celle qui pensait à lui jour et nuit. Sa réponse fut des plus simples : « ma copine est loin. Anya est loin, quand je m’ennuie, je vais la voir ». Ce à quoi Blanche répondit : « C’est tout ?

- Bah oui, c’est tout. »

Bien qu’elle était certaine que cela blesserait Anya, Blanche décida quand même de tout lui répéter. Après tout, elle ne pouvait pas la laisser dans un état d’ignorance totale ! Anya fit semblant de rien, comme si elle n’était pas touchée ou presque. Puis la conversation dévia sur d’autres sujets moins profonds, plus superficiels que les lourds tourments de l’amour…

        Elles finirent par se quitter.

        Conséquence ? Une ado déprimée à mort, listant dans sa tête les quelques possibilités d’avenir qui lui seraient sûrement réservées.

 

 

        « Je vais finir :

A] Version Sœur Emmanuelle-Theresa

1°bonne sœur dans un monastère éloigné de plus de deux cents kilomètres de toute civilisation normale

2°vierge

3°dépressive

4°à tendance suicidaire, voire carrément suicidaire

5°suicidée

 

B] Version fille du nouveau millénaire

1°lesbienne

2°plus vierge

3°lesbienne

4°lesbienne

5°sans enfant

6°dégoûtée (veux pas finir lesbienne...)

7°pas suicidée mais presque

 

C] Version copie parfaite d’une certaine personne de mon entourage (cousine que je déteste…)

1°salope vulgaire

2°caissière à Cora

3°pauvre

4°entourage composé de drogués et autres épaves de la société

5°trottoir pour me payer ma came

6°morte d’une overdose, seule et désespérée

 

D] versions « working-girl » de la fin du Xxème siècle à la Cosmopolitan

1°super études

2°super métier qui rapporte un max, auquel je consacre trop de temps

3°plus d’amis, plus de famille

4°crevée

5°incapable de garder un mec mais fidèle lectrice de Cosmo, ce qui ne m’aide pas non plus

6°riche

7°déprimée quand même

8°morte de fatigue et pleine aux as, mais personne à qui léguer mes biens, donc dons aux enfants prostitués en Thaïlande

 

E] Version ma grand-mère rédactrice au courrier du cœur du journal du quartier, voire carrément du département, la connaissant (sauf en ce qui concerne sa vie sexuelle, dieu me préserve de connaître des détails sur ce sujet), (sauf que je ne suis pas vieille et moins comère)

1°passe mon temps à écouter les problèmes des autres sans être capable de résoudre les miens

2°cocue

3°bisexuelle

4°sans enfants ou enfants ratés

5°suicidée ».

 

        Puis, afin de se prouver à quel point elle était une jeune fille POSITIVE, elle entreprit de lister les avantages de chacune de ces situations.

« A] Version Sœur Emmanuelle-Theresa

- je me sentirais utile car j’aiderais les autres

- Amour de Dieu

- Pas de problèmes sociaux majeurs

- Je passerais à la télé

 

B] Version fille du nouveau millénaire

- expérience sexuelle

- voire même épanouissement sexuel

 

C] Version copie parfaite d’une certaine personne de mon entourage (cousine que je déteste…)

- découverte de la vie « à la dure » (pas genre « docteur Quinn, femme médecin » mais plutôt « Christiane F., 13 ans, prostituée », ou un truc dans le genre, je l’ai jamais lu, mais rien qu’au titre, ça m’a tout l’air d’être ça. Je pourrais peut-être écrire un livre là-dessus…)

- vie sexuelle libre

 

D] Version « working-girl » de la fin du Xxème siècle à la Cosmopolitan

- riche

- sûrement célèbre

_ je n’aurais pas à m’embarrasser des histoires de famille, c’est déjà ça !

 

E] Version ma grand-mère rédactrice au courrier du cœur du journal du quartier, voire carrément du département, la connaissant (sauf en ce qui concerne sa vie sexuelle, dieu me préserve de connaître des détails sur ce sujet), (sauf que je ne suis pas vieille et moins comère)

- fine psychologue

       

        Hum… J’ai l’impression de faire le plan d’une dissertation… Sujet : « l’héroïne désespérée doit-elle continuer à broyer du noir ? »

Par Mariiiiiiie - Publié dans : Moi (en quelque sorte) et compagnie
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