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Bon, j'espere que tout le monde a pris ses bonnes resolutions  !! en tout cas, moi c'est fait... mais si je sens que mon estime perso va serieusement baisser qd je vais me rendre compte a quel point je suis incapable de les repsecter !!

Sinon, bienvenue à vous ! Ce blog va peut-être vous paraître bizarre... Mais en fait, j'aimerai juste montrer aux gens comment sortir d'une petite déprim en tournant sa vie en ridicule. Donc voilà, ma très très lointaine vie qui m'a aidée à aller mieux !

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Jeudi 23 décembre 2004

Etant donnée la situation DESESPEREE dans laquelle elle se trouve, plus qu’une seule alternative : l’appel au joker ! « C’est votre dernier mot ? Bien, nous allons appeler Artémis.  C’est votre meilleure amie, si je suis bien renseigné ?

-         Oui Jean-Pierre ».

 

Artémis, car tel était son nom, habitait à Nice... Nice… Nice, là où la chaleur règnait, où les beaux garçons (les moches aussi…) au torse bronzé et musclé abondaient, où les idiotes au QI avoisinant celui d’une truie exhibaient leur poitrine sûrement refaite et où il y avait Baptiste. Surnommé Baptman, il était le frère d’Artémis. Ce Baptman a deux ans de moins que nos deux névrosées et il incarne le fantasme vivant d’Anya. Question intellect et amitié seulement. « Il ne pouvait pas être beau en plus de tout ça, ce ne serait pas logique. »

 

         Admirez la joie indescriptible que provoque une simple discussion entre deux meilleures amies au « tipi » (comprenez téléphone portable, pour les non-initiés), comme dirait Benjamin Castaldi présentant son émission qui montre des illettrés dans un loft, dont Anya était fan, soyez indulgents, tout le monde a ses défauts… Après un quart d’heure de rires de hyènes, Artémis a à présent la lourde tâche de consoler Anya, qui pendant vingt-sept minutes raconte sa terrible histoire, sans remords, sans laisser la personne à l’autre bout du fil en placer une. après tout, c’était son boulot de best friend, merde !

 

        Lorsqu’elle put enfin parler d’elle, Artétmis annonça d’une voix qui se voulait sûrement humble et détachée qu’il y avait sept gars qui voulaient sortir avec elle. Elle parla ensuite de toutes ces filles supers qui la considéraient comme leur meilleure amie. Sans oublier Mentol, le beau tunisien qui attendait la fin du Ramadan pour déclarer sa flamme à notre nouvelle déesse de l’amour. Anya, de son côté constata que ses conquêtes amoureuses se résumaient en un mot : QUEDALLE ! Elle qui avait l’habitude d’être flattée, courtisée et appréciée surtout par la gent masculine de son collège, se retrouvait simple anonyme parmi une foule de lycéens.

Elle était aussi habituée à l’admiration continuelle de sa meilleure amie ou sa moitié, comme elles aimaient s’appeler mutuellement. Artémis, la rejetée, l’effacée avait l’honneur d’être la confidente de la très populaire et extravertie Anya. Et voilà un beau renversement de situation. Anya se retrouvait donc à écouter Artémis la complexée raconter sa nouvelle vie fabuleuse, mais aussi ses problèmes, toujours aussi chiants.

Tout à coup, Anya pensa tout ce mal de sa meilleure amie, jalouse. Mais cette dernière raconta une anecdote à propos de Mister-le-beau-Mentol qui lui fit retrouver en elle ce qui lui plaisait le plus : son hilarante maladresse et toute sa haine fut oubliée, enfin…

 

« Faut que j’te raconte ! Bon, on était à une expo avec la classe. Et donc, il y avait un panneau au centre de la pièce. Je le regardais tranquille et tout à coup ; je sens un truc sur ma godasse. Alors je baisse les yeux et je vois une main qui repart de l’autre côté, derrière le panneau. Y avait un cœur sur ma chaussure ! Bon, tu vois, j’essaye de l’enlever. Mais ça partait pas ! Après, je vois Mentol qui arrive vers moi ! Je commence à stresser grave ! J’me retourne vite fait, en une nano-seconde, je dégaine mon miroir de pocket et je vérifie coiffure, maquillage, crottes de nez. Et hop, avec le plus grand sourire je lui fais face, telle Bridget Jones au regard pervers. Il garde son expression super cooooool et au fur à mesure qu’il avance, il jette de plus en plus de coups d’œil à ma godasse où y avait le petit cœur. Je commence à cacher ce pied derrière l’autre mollet, enfin tu vois quoi. Et puis il me sort :

« Tiens, tu l’as pas effacée mon petit cœur ? »

- Alors, t’as répondu quoi ?

Bon, je lui sors :

« Bah en fait ça part pas c’est pour ça… »

Franchement ça l’a un peu blasé quand même ! Mais n’empêche que ça lui a pas empêché de me mettre la main sur l’épaule et de me dire :

« Après Ramadan, j’aurais quelque chose à te dire ». Et il se casse. J’étais blasée quand même ! A cause de ce Ramadan… Putain ! Trop blasée !

- Oh… Mais t’as rien répondu, alors… T’aurais pu faire un peu plus romantique quand même !

- Ouais, mais tu me connais, j’ai pas trop confiance en moi, j’ai pas osé… Mais tu sais, je crois que les Musulmans sont plus romantiques que les Français, ils ont beaucoup plus romantiques…

- Tu parles ! Faire un cœur sur une basket, c’est du romantisme de maternelle !

- Ouais, mais ça veut peut-être dire qu’il a une âme artistique et sensible…

- Parce qu’il a fait un cœur sur la chaussure de l’élue de son cœur ? Bah, oui, bien sûr et dans deux semaines, il se fait tatouer ton prénom sur la fesse gauche ? Non, franchement, tu l’idéalises trop ! »

 

        Ainsi continua la conversation, Artémis racontait ses exploits, tandis qu’Anya s’empressait de la casser, de la broyer, de la démolir, de l’écraser….

        Après tout, pourquoi aurait-elle droit au bonheur, à l’épanouissement alors qu’elle était contrainte aux (fausses) tentatives de suicide dans le simple but d’attirer l’attention ? Non, la vie était trop injuste. Elle fut saisie de très bruyants sanglots, dans le but que vous aurez sûrement deviné. Et cela réussit.

Par Mariiiiiiie - Publié dans : Moi (en quelque sorte) et compagnie
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