Vive les séries américaines et trÚs manichéennes, qui rendent gentils et protestants !Enjoy !
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Bon, j'espere que tout le monde a pris ses bonnes resolutions !! en tout cas, moi c'est fait... mais si je sens que mon estime perso va serieusement baisser qd je vais me rendre compte a quel point je suis incapable de les repsecter !!
Sinon, bienvenue à vous ! Ce blog va peut-être vous paraître bizarre... Mais en fait, j'aimerai juste montrer aux gens comment sortir d'une petite déprim en tournant sa vie en ridicule. Donc voilà, ma très très lointaine vie qui m'a aidée à aller mieux !
Etant donnée la situation DESESPEREE dans laquelle elle se trouve, plus quune seule alternative : lappel au joker ! « Cest votre dernier mot ? Bien, nous allons appeler Artémis. Cest votre meilleure amie, si je suis bien renseigné ?
- Oui Jean-Pierre ».
Artémis, car tel était son nom, habitait à Nice... Nice
Nice, là où la chaleur règnait, où les beaux garçons (les moches aussi
) au torse bronzé et musclé abondaient, où les idiotes au QI avoisinant celui dune truie exhibaient leur poitrine sûrement refaite et où il y avait Baptiste. Surnommé Baptman, il était le frère dArtémis. Ce Baptman a deux ans de moins que nos deux névrosées et il incarne le fantasme vivant dAnya. Question intellect et amitié seulement. « Il ne pouvait pas être beau en plus de tout ça, ce ne serait pas logique. »
Admirez la joie indescriptible que provoque une simple discussion entre deux meilleures amies au « tipi » (comprenez téléphone portable, pour les non-initiés), comme dirait Benjamin Castaldi présentant son émission qui montre des illettrés dans un loft, dont Anya était fan, soyez indulgents, tout le monde a ses défauts
Après un quart dheure de rires de hyènes, Artémis a à présent la lourde tâche de consoler Anya, qui pendant vingt-sept minutes raconte sa terrible histoire, sans remords, sans laisser la personne à lautre bout du fil en placer une. après tout, cétait son boulot de best friend, merde !
Lorsquelle put enfin parler delle, Artétmis annonça dune voix qui se voulait sûrement humble et détachée quil y avait sept gars qui voulaient sortir avec elle. Elle parla ensuite de toutes ces filles supers qui la considéraient comme leur meilleure amie. Sans oublier Mentol, le beau tunisien qui attendait la fin du Ramadan pour déclarer sa flamme à notre nouvelle déesse de lamour. Anya, de son côté constata que ses conquêtes amoureuses se résumaient en un mot : QUEDALLE ! Elle qui avait lhabitude dêtre flattée, courtisée et appréciée surtout par la gent masculine de son collège, se retrouvait simple anonyme parmi une foule de lycéens.
Elle était aussi habituée à ladmiration continuelle de sa meilleure amie ou sa moitié, comme elles aimaient sappeler mutuellement. Artémis, la rejetée, leffacée avait lhonneur dêtre la confidente de la très populaire et extravertie Anya. Et voilà un beau renversement de situation. Anya se retrouvait donc à écouter Artémis la complexée raconter sa nouvelle vie fabuleuse, mais aussi ses problèmes, toujours aussi chiants.
Tout à coup, Anya pensa tout ce mal de sa meilleure amie, jalouse. Mais cette dernière raconta une anecdote à propos de Mister-le-beau-Mentol qui lui fit retrouver en elle ce qui lui plaisait le plus : son hilarante maladresse et toute sa haine fut oubliée, enfin
« Faut que jte raconte ! Bon, on était à une expo avec la classe. Et donc, il y avait un panneau au centre de la pièce. Je le regardais tranquille et tout à coup ; je sens un truc sur ma godasse. Alors je baisse les yeux et je vois une main qui repart de lautre côté, derrière le panneau. Y avait un cur sur ma chaussure ! Bon, tu vois, jessaye de lenlever. Mais ça partait pas ! Après, je vois Mentol qui arrive vers moi ! Je commence à stresser grave ! Jme retourne vite fait, en une nano-seconde, je dégaine mon miroir de pocket et je vérifie coiffure, maquillage, crottes de nez. Et hop, avec le plus grand sourire je lui fais face, telle Bridget Jones au regard pervers. Il garde son expression super cooooool et au fur à mesure quil avance, il jette de plus en plus de coups dil à ma godasse où y avait le petit cur. Je commence à cacher ce pied derrière lautre mollet, enfin tu vois quoi. Et puis il me sort :
« Tiens, tu las pas effacée mon petit cur ? »
- Alors, tas répondu quoi ?
Bon, je lui sors :
« Bah en fait ça part pas cest pour ça
»
Franchement ça la un peu blasé quand même ! Mais nempêche que ça lui a pas empêché de me mettre la main sur lépaule et de me dire :
« Après Ramadan, jaurais quelque chose à te dire ». Et il se casse. Jétais blasée quand même ! A cause de ce Ramadan
Putain ! Trop blasée !
- Oh
Mais tas rien répondu, alors
Taurais pu faire un peu plus romantique quand même !
- Ouais, mais tu me connais, jai pas trop confiance en moi, jai pas osé
Mais tu sais, je crois que les Musulmans sont plus romantiques que les Français, ils ont beaucoup plus romantiques
- Tu parles ! Faire un cur sur une basket, cest du romantisme de maternelle !
- Ouais, mais ça veut peut-être dire quil a une âme artistique et sensible
- Parce quil a fait un cur sur la chaussure de lélue de son cur ? Bah, oui, bien sûr et dans deux semaines, il se fait tatouer ton prénom sur la fesse gauche ? Non, franchement, tu lidéalises trop ! »
Ainsi continua la conversation, Artémis racontait ses exploits, tandis quAnya sempressait de la casser, de la broyer, de la démolir, de lécraser
.
Après tout, pourquoi aurait-elle droit au bonheur, à lépanouissement alors quelle était contrainte aux (fausses) tentatives de suicide dans le simple but dattirer lattention ? Non, la vie était trop injuste. Elle fut saisie de très bruyants sanglots, dans le but que vous aurez sûrement deviné. Et cela réussit.
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